Harcèlement dans le supérieur : la réalité des chiffres
Porter la parole pour faire bouger les lignes. C’est l’engagement pris par nos étudiants de 2e année en BTS Communication, qui ont organisé une intervention marquante face à l’école pour sensibiliser chacun aux réalités du harcèlement.
On imagine souvent que le harcèlement s’arrête aux portes du lycée, mais la réalité est tout autre. Avec 33 % d’étudiants victimes durant leurs études supérieures, ce phénomène nous concerne directement. À l’ISIM, nous formons les managers de demain, et un leader responsable ne peut ignorer cette violence qui prend aujourd’hui de nouvelles formes, notamment via le cyberharcèlement qui touche 60 % des 18-25 ans. Source : (e-enfance.org)
Le piège se referme souvent par un effet de groupe. 45 % des jeunes participent au harcèlement simplement pour suivre le mouvement ou par peur d’être exclus. Pourtant, le témoin détient un pouvoir immense pour briser l’isolement de la victime. Rire, « liker » ou se taire, c’est encourager l’agresseur. Il est crucial de comprendre que derrière chaque « blague » répétée se cache une souffrance réelle, allant de la perte d’estime de soi à des conséquences bien plus dramatiques pour la santé mentale.
De l’exclusion au blocage Parcoursup : les sanctions encourues
Au-delà de l’impact humain, les auteurs jouent leur propre avenir académique. Les sanctions internes sont réelles et lourdes : un passage en conseil de discipline peut mener à l’exclusion définitive de l’établissement. Plus grave encore pour la suite du parcours, ces incidents peuvent entraîner un blocage des dossiers d’orientation et de Parcoursup. Gâcher ses études pour un moment de « pouvoir » illusoire sur un autre étudiant est un calcul désastreux.
Ne restons pas passifs face à la violence, le silence la fait grandir. Si vous êtes victime ou si vous assistez à une situation anormale, parlez-en immédiatement à un responsable pédagogique ou à un adulte de confiance. Vous pouvez aussi composer le 3018, numéro gratuit et anonyme. Briser le silence, c’est déjà agir pour que l’école reste un lieu de réussite et de respect pour tous.
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